L’équinoxe de printemps est une période de renouveau, favorable à une croissance personnelle. On peut approfondir son espace intime, s’éveiller et chercher la clarté d’esprit, se libérer des influences passées : en un mot, se tenir prêt(e) à redémarrer.
Etymologie du mot printemps ou « premier temps »
Le printemps s’écrivait au XIIIe siècle printans, mot composé de prins et tans, du latin primus tempus : c’est le premier temps, soit la première saison.
Le printemps a remplacé l’ancien français primevere. Ce mot vient de la forme latine tardive prima vera, construite d’après la locution primo vere : « au début du printemps ».
Le latin utilisait ver (veris au génitif), d’où l’adjectif vernalis : printanier qui a donné en français « vernal ». Aujourd’hui, ce terme s’emploie surtout dans le domaine de l’astronomie : le point vernal, c’est l’équinoxe de printemps.
Ver Sacrum est la consécration du printemps.
Définition
L’Equinoxe de Printemps et le point vernal sont donc une seule et meme chose.
Le Point Vernal est le point zéro, le degré zéro de la roue zodiacal qui démarre au Bélier.
Il représente le cycle de la vie, le renouveau qui se représente tous les ans.
Le symbolisme du Point Vernal
Le point vernal est le degré zéro du zodiaque incarné par l’archétype du Bélier, signe cardinal de Feu. Ce point est empreint d’un fort et profond symbolisme lié au renouveau et à la renaissance, l’origine et le commencement.
En philosophie et en spiritualité, il est assimilé à un moment idéal pour démarrer un processus de transformation. C’est l’invitation à lâcher et laisser derrière soi les anciennes habitudes pour embrasser de nouvelles voies. C’est le temps des possibles et de la régénération.
Il s’inscrit dans une dynamique d’équilibre et d’harmonie propre à la définition de l’équinoxe, les jours et les nuits sont à durée égale, l’ombre et la lumière est en parfaite symbiose.
Le Bélier, gouverné par Mars, le guerrier céleste, porte en lui la victoire de la lumière sur les ténèbres, il active les énergies printanières avec un nouvel élan de vie y associant le renouveau spirituel et une notion de purification. Il initie une nouvelle énergie, une nouvelle dimension.
Le paysage de l'Equinoxe en 2026
En 2026, le passage s’effectue précisément le 20 mars à 15h45.
Le point vernal se démarque par une dynamique alchimique du réel et du rêve, de l’ouverture d’une porte entre l’incarnation et l’invisible. Un carrefour où la magie s’allie avec la persévérance et la résilience, tout cela sous le feu solaire du Bélier, accompagné de Saturne et Neptune qui ont fait leur entrée définitive dans le signe en début d’année.
Ainsi, cette année, le point vernal s’emprunt d’une invitation à restructurer ses rêves de façon pérenne mais dans un élan fougueux.
Neptune et Saturne en Bélier : le renouveau par le Feu
Un démarrage de grande envergure a été initié avec Neptune, planète lourde transpersonnelle, qui s’est définitivement jeté dans le Feu du Bélier en janvier !
Neptune en Bélier, c’est l’alliage du monde aqueux et du Feu, association instable et plus que surprenante, mélange de la force émotionnelle et de l’action inspirée et impulsée.
Sachant que Saturne, le monde connu, n’est pas loin derrière dans le signe du Bélier aussi (arrivé en février) : on est une nouvelle fois confrontée a l’ordre et la raison de Saturne qui tente de limiter Neptune, le mystique, l’inconnu qui échappe aux classifications ! La rigueur saturnienne rencontre la dissolution neptunienne dans un brasier de paradoxes, déconstruire pour bâtir ou se noyer dans une lame d’action audacieuse.
La Maison 8 : grande hôtesse de la transformation
Cet équinoxe s’inscrit aussi dans la Maison 8 du Scorpion, le parfait complèment du Bélier : le Bélier mène ses combats à l’épée et à l’extérieur, tandis que le Scorpion lutte de façon intestine et nucléaire.
A l’image de son propriétaire, la Maison 8 est donc la maison des transformations, du voyage en eaux souterraines et ténébreuses pour aller affronter tout ce qui doit mourir et laisser place à une nouvelle régénération de notre élan.
La Nouvelle Lune en Poissons
L’équinoxe a été précédé par la dernière nouvelle lune de l’année zodiacale dans le signe des Poissons (la veille le 19 mars). Ce qui colore cette entrée en matière d’un voile de confusion. On a l’impression d’être dans un sas, de recevoir des injonctions contradictoires : il faut à la fois veiller à bien fermer le monde d’où l’on vient, en veillant à ne pas embarquer avec nous des schémas caduques, tout en étant près à s’élancer dans un nouveau monde où l’action prime sur le ressenti.
Ce portail énergétique et cosmique possède des limites troubles, il est possible que la transition ne se fasse pas de façon aussi franche que d’habitude, et c’est tant mieux ! Ca laisse le temps de faire le grand saut !
On vit donc ce passage dans une ambiance un peu nébuleuse, colorée à la fois par la nouvelle lune en Poissons et par la proximité du maître neptunien, malgré l’envie implosive d’aller de l’avant et de réinventer son intérieur et extérieur.
Mercure en Poissons, qui reprend dans la foulée, son mouvement direct pourrait bien être le pont entre les deux mondes, celui d’hier et d’aujourd’hui, le médiateur qui permet de passer toutes les étapes, de l’intérieur (nouvelle lune en Poissons, Maison 8, Neptune dans la boucle) vers l’extérieur (Triade en Bélier), en douceur et en harmonie avec soi-même, avec son essence créatrice, et d’enfin éclore à la nouvelle version de soi que l’on s’est choisie.
Célébrations à travers le monde
De nombreuses traditions célèbrent ce moment unique.
En Iran et en Asie centrale, on fête Nowruz, il marque le nouvel an persan, on nettoie les maisons, on les décore de fleurs, on prépare des plats spécifiques et on pratique des rituels pour accueillir chance et prospérité.
En Inde, on célèbre Holi, fête populaire ou le « festival des couleurs ». On danse, on chante et on se lance des poudres de différentes couleurs symbolisant la victoire du bien sur le mal.
Plus proche de nous, dans les traditions païennes, Ostara, on honore la déesse éponyme de la fertilité et du renouveau.
Les rituels incluent la plantation de graine, la décoration d’œufs (symbole de l’origine des choses) et on allume des feux de joie. Dans chacune de ces célébrations, quel que soit le coin du monde, l’équinoxe de printemps est marqué par des rituels de nettoyage et de purification.
Rituels de printemps
- Nettoyage intérieur & extérieur : nettoyage physique de la maison et pratiques spirituelles pour purifier l’âme et l’esprit.
- Réfléchir à nos objectifs personnels et professionnels : prendre un temps pour évaluer nos aspirations et nos intentions afin de planifier nos actions pour les réaliser.
- Planter de nouvelles graines, au sens propre comme au figuré.
- S’engager dans de nouveaux projets qui nous guideront vers un épanouissement et une croissance, plus valorisants et plus équilibrants.
- Trouver des outils pour réduire la pression, et la charge mentale quotidienne afin d’équilibrer vie privée et vie professionnelle dans la même dynamique que le jour et la nuit de l’équinoxe.
- Se donner du temps pour des activités qui apportent bien-être et sérénité.
- Se mettre en harmonie avec la nature : célébrer le renouveau de la nature en mettant en place des rituels de gratitude, invitation à se reconnecter à soi-même et au grand tout.
- Initier, innover, oser une pratique dite « spirituelle », au travers du massage, du yoga, de la méditation, du prendre soin de soi et de l’autre.
Passage de l'intangible au tangible, l'Equinoxe de Printemps célèbre partout la naissance et la vie qui se déploie. C'est le temps de l'innocence, de l'éveil aux choses du dedans et du dehors. C'est le pouvoir de l'Est.
Laurence E. Fritsch
La méditation du printemps
NAMASTE



